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La pile microbienne s'invite dans la mangrove martiniquaise

La pile microbienne s'invite dans la mangrove martiniquaise

Connaissez-vous la pile microbienne ? À l’étude dans plusieurs laboratoires situés partout sur la planète depuis le début des années 2000, celle que l’on nomme également « pile à bactérie » est un sujet de recherche pris très au sérieux par les scientifiques. L’idée fondamentale de cette innovation : se servir des eaux usées comme combustible pour alimenter de petits dispositifs peu gourmands en énergie. Outre la production électrique, certes limitée en l’état actuel, la pile microbienne pourrait également permettre de traiter les eaux usées. Différentes pistes sont explorées, telles que la décontamination des eaux contenant des pesticides, la diminution de la charge organique ou la synthèse de molécules d’intérêt, à l’image du phosphate.

L’une des expérimentations en cours porte sur l’efficacité de la pile microbienne dans la mangrove, écosystème présent dans certaines régions du monde en région tropicale, notamment en Martinique. Menée par les chercheurs du Laboratoire des matériaux et molécules en milieu agressif (L3MA), l’étude cherche à évaluer le potentiel des bactéries « pro-actives » présentes dans la mangrove, qui évoluent dans une eau à la concentration saline très importante. Ces bactéries sont en mesure de libérer des électrons en présence de matériaux solides. Présentes dans de nombreux milieux, dont les eaux de mer, les eaux usées, mais aussi le système digestif, les bactéries électro-actives permettent de convertir l’énergie chimique en énergie électrique.