Au début du mois d’octobre, la Game Gear de Sega fêtait ses 25 ans. Une console portable qui restera dans les mémoires pour avoir été en concurrence directe avec la Game Boy de Nintendo, mais aussi pour avoir été l’une des machines nomades les moins autonomes de son temps.
Retour en 1990 : Sega, l’un des mastodontes du marché du jeu vidéo, sort sur le marché la Game Gear, sa première console portable dont les caractéristiques affolent les compteurs. La machine est puissante, avec un écran LCD rétro-éclairé, et propose des jeux en couleurs qui rivalisent presque au coude à coude avec ce que l’on retrouve à la même époque sur les consoles de salon.
Mais pour afficher de telles ambitions, il faut de l’énergie, beaucoup d’énergie. Pas moins de 6 piles AA (LR6) sont nécessaires pour faire fonctionner la bête. Un chiffre record qui lui permet de tenir de 2h à 4h. En comparaison, la Game Boy, certes bien moins puissante, était capable de tenir jusqu’à 20h avec 4 piles AA.
À cause de ce défaut d’autonomie rédhibitoire et d’autres problèmes, comme une ludothèque quelque peu limitée et un prix relativement élevé, la Game Gear ne connut pas le succès escompté. À peine 11 millions de machines vendues dans le monde, là où les ventes de la Game Boy avoisinaient les 120 millions d’unités.
Bref, joyeux anniversaire à la Game Gear, console portable dévoreuse de piles AA, dont bon nombre de joueurs nostalgiques gardent néanmoins un souvenir ému.
