Menu

Duracell entame, encore, des poursuites contre Energizer

Duracell entame, encore, des poursuites contre Energizer

Au début du mois de septembre, Duracell a de nouveau accusé son concurrent historique. La raison ? Une publicité prétendait que les piles Energizer MAX duraient jusqu'à 50 % plus longtemps que les autres piles alcalines. Ces accusations font suite à un procès qui opposait déjà Energizer et Duracell en septembre 2019. À l'époque, c'est Energizer qui accusait Duracell d'avoir mis en avant ses nouvelles piles Optimum en les présentant comme plus puissantes et plus durables que celles de ses concurrents.

En effet, Duracell, propriété de l'investisseur Warren Buffett, accuse Energizer d'avoir indiqué sur les emballages de ses piles, sur des coupons imprimés et dans ses publicités en magasin que les piles Energizer MAX sont « jusqu'à 50 % plus durables que les piles alcalines basiques dans les appareils qui nécessitent beaucoup d'énergie ». Selon Duracell, Energizer tenterait ainsi d'induire les consommateurs en erreur quant aux avantages de sa gamme MAX par rapport aux autres piles des concurrents, dont les piles Duracell. Les deux entreprises réclament des dommages et intérêts pour publicité mensongère, en vertu de la loi de l'État de New York et de la loi fédérale Lanham, ainsi que l'arrêt de toute publicité inappropriée.

En juin 2025, Duracell a engagé une nouvelle procédure devant le tribunal fédéral de Manhattan (district sud de New York), accusant Energizer d'avoir diffusé une campagne publicitaire trompeuse autour de sa gamme Energizer MAX, affirmant notamment que ces piles « duraient 10 % plus longtemps » que les piles Duracell Power Boost. Selon Duracell, ces allégations, bien qu'appuyées sur des tests réalisés selon les normes de l'American National Standards Institute (ANSI), ne peuvent être généralisées à l'ensemble des produits concurrents, et en particulier à sa propre gamme, ce qui induit les consommateurs en erreur. La plainte, déposée en vertu des lois fédérales américaines sur les pratiques commerciales déloyales et du Lanham Act, demandait des dommages-intérêts compensatoires et punitifs, ainsi qu'une injonction visant à faire cesser les allégations litigieuses et à imposer une publicité corrective.

Sur le plan procédural, le dossier de 2025 a été très actif au second semestre, avec des échanges de motions et des audiences, mais il s'est finalement clos le 22 août 2025 par une ordonnance de rejet indiquant que les parties avaient conclu un accord de principe. L’affaire a été rejetée sans frais, avec la possibilité de se réinscrire si l’accord n’était pas finalisé, ce qui laisse supposer un règlement amiable en dehors des projecteurs. En revanche, il n'y a pas grand-chose à signaler en Europe. Aucune affaire médiatique ou jurisprudentielle comparable à ces contentieux nord-américains n'apparaît dans les sources publiques. Les oppositions de marques entre Duracell et Energizer, qui ont eu lieu dans les années 1990 et au début des années 2000, ne sont que de simples questions de propriété intellectuelle et ne constituent pas des litiges récents portant sur des allégations de performance.

Une chose est sûre, la hâche de guerre est loin d'être enterrée pour les deux ennemis mortels du secteur des piles et batteries !

  • DURACELL
  • ENERGIZER