Après Douai et Douvrin, Dunkerque est la troisième ville du nord de la France à accueillir une « Gigafactory », dédiée à la fabrication des cellules de batterie bas-carbone.
1 200 emplois prévus dès la première phase
Porté par la start-up grenobloise Verkor, avec le soutien de Renault, Schneider Electric et Arkema, le projet devrait générer 1 200 emplois dès sa première phase. Particulièrement symbolique, cette annonce a fait l’objet d’une annonce par Xavier Bertrand, président LR du conseil régional des Hauts-de-France, et par Emmanuel Macron, lui-même.
Dans une interview accordée à La Voix du Nord, le Président de la République a déclaré à ce propos qu’il s’agissait d’un « projet pour lequel il y avait une concurrence européenne, et qui pour sa première phase porte sur 1 200 emplois directs et 3 000 emplois indirects. »
Devenir la vallée de la batterie
Après l’usine Stellantis et TotalEnergies à Douvrin et celle de AESC/Envision à Douai, cette gigafactory est la troisième à s’implanter en France, et plus spécifiquement dans le Nord. Derrière cette décision, qui s’inscrit parmi plusieurs dizaines d’autres projets de même envergure, la volonté de l’Europe est de rattraper son retard sur la Chine en passant de 3% de la production mondiale de batteries à 25% en 2030, et de protéger au passage son industrie automobile.
Avec cette troisième usine, les Hauts-de-France deviennent la « vallée de la batterie », pour reprendre les mots employés par Emmanuel Macron. « On a stoppé l’hémorragie industrielle il y a trois ans par des réformes que personne n’osait mener depuis des décennies. On a changé l’image de la France. »
Des batteries destinées aux véhicules sportifs et haut de gamme
Construite dès 2023, la gigafactory de Dunkerque devrait livrer ses premières batteries en juillet, avec une capacité qui passera de 16 gigawattheures (GWh) en 2025 à 50 GWh en 2030, couvrant ainsi plusieurs centaines de milliers de véhicules électriques par an.
Autre particularité : les batteries livrées par cette nouvelle usine, dont l’installation représente un investissement total de 2,5 milliards d’euros, seront caractérisées par leur faible teneur en carbone et leur haute performance, c’est-à-dire compatibles avec les véhicules haut de gamme et les voitures sportives, à l’image des futures Alpine électriques du constructeur Renault, dont la production aura lieu en Normandie.
