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Saft veut accélérer le développement des batteries sodium-ion

Saft veut accélérer le développement des batteries sodium-ion

Le projet européen Naiades, qui vise à développer la technologie des batteries sodium-ion, vient de débuter. On sait que Saft fait partie des industriels qui ont décidé de prendre part à cet ambitieux projet. Durant le projet, le groupe spécialisé dans les batteries de haute technologie participera à la réalisation et aux tests d'un démonstrateur.

On a récemment appris que Saft faisait partie du projet Naiades. D'envergure européenne, ce projet mené par plusieurs industriels en collaboration avec le CNRS, a pour objectif d'accélérer le développement des batteries sodium-ion (Na-ion), une technologie prometteuse qui n'en est néanmoins qu'à ses balbutiements. Pour réaliser sa mission, qui devrait se dérouler sur quatre ans, le consortium d'industriels et de scientifiques peut compter sur un budget de 6,4 millions d'euros.

Dans une récente interview donnée au site Usine Nouvelle, Patrick Bertrand, responsable de groupe de recherche de Saft, a donné de plus amples détails sur le projet Naiades et en particulier sur la technologie sodium-ion.

On apprend donc que Saft se chargera de concevoir les éléments électrochimiques et de fabriquer les électrodes du « module de 1kW réalisé à partir d'éléments de 10 Ah qui servira de démonstrateur ». Saft devra également tester le fameux module sur des applications de stockage stationnaire.

Moins couteux à fabriquer que le lithium-ion (même si la différence ne se situerait qu'aux alentours de 10 % d'économie au global), le sodium-ion est aussi et surtout plus sûr que ce qui constitue aujourd'hui la technologie de batteries la plus répandue dans le monde (et cela ne va pas sans quelques problèmes !).

Par ailleurs, le responsable de groupe de recherche de Saft révèle également que les process de fabrication du Na-ion sont quasiment identiques à ceux du Li-ion, ce qui facilite le développement et la transition vers cette nouvelle technologie.

Par contre, Patrick Bertrand nous rappelle que la technologie Na-ion, aussi prometteuse soit-elle sur le plan de la sécurité et de la facilité de conception, possède un talon d'Achille : une densité d'énergie peu élevée (« équivalente à la plus faible variante du Li-ion ») qui le destine avant tout aux applications stationnaires.

 

Source : Usine Nouvelle

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