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Des chaussettes qui produisent de l'électricité grâce à l'urine

Des chaussettes qui produisent de l'électricité grâce à l'urine

Des chercheurs britanniques de l'Université de Bristol sont parvenus à mettre au point une pile microbienne qui fonctionne avec de l'urine. Et leur idée est d'en mettre dans nos chaussettes afin de transmettre notre localisation.

Voilà une paire de chaussettes que vous ne risquez pas de croiser dans votre magasin d'habillement préféré. Et pour cause ! Bardées de piles microbiennes, de tuyaux d'air et de pompes, elles sont l'oeuvre d'une équipe de chercheurs du centre de bioénergie de l'Université de Bristol qui ont décidé de concentrer leurs recherches sur les capacités des piles à combustible microbiennes.

Un système inspiré d'un coeur de poisson

Après avoir fait parler d'eux en développant un prototype de toilettes dont l'éclairage était alimenté par de l'urine, les chercheurs ont ainsi mis au point cette paire de chaussettes qui utilise une pile à combustible microbienne autonome pour générer de l'électricité.

La pile à combustible microbienne tire parti des bactéries anaérobies pour produire de l'électricité. Le système autonome, qui prend la forme d'une pompe à air actionnée par la marche, permet aux bactéries anaérobies de rester en vie en les faisant circuler à travers le circuit.

À noter que les chercheurs se sont inspirés du fonctionnement du coeur d'un poisson pour concevoir leur circuit de pompe à air. Le système complet totalise 24 piles microbiennes accrochées autour des mollets, deux supercondensateurs, un module de communication et deux pompes à air situées sous les talons.

Pour quelles applications ?

Malgré tout, l'invention des chercheurs de Bristol n'est capable de générer que 110 microwatts par chaussette, à raison de 45 pas par minute. Pas de quoi alimenter un smartphone ou un autre objet connecté donc, mais suffisant pour envoyer un signal toutes les deux minutes en passant par le module de communication. Les chercheurs estiment donc que leur dispositif pourrait servir à alimenter une balise de localisation dans les situations d'urgence.

 

SourceFutura-Sciences

Image d'illustration© Université de l'Ouest de l'Angleterre